La façade ouest de la forteresse

Cette façade représente un modèle d’architecture castrale de la fin du Moyen Âge. Précédée d’une douve sèche creusée dans la roche, elle dispose de murs épais – les courtines – flanqués de tours circulaires. Des canonnières rectangulaires et des meurtrières renforcent la défense. L’ensemble est surmonté d’un chemin de ronde muni de mâchicoulis qui facilitent l’envoi de projectiles vers le bas.

Blaise Adilon
Blaise Adilon

La cour

La cour est édifiée entre 1547 et 1556. L’harmonie des façades tient au jeu d’équilibre entre les lignes horizontales et les lignes verticales. À l’image d’un monument romain, chaque niveau est ponctué de pilastres et de demi-colonnes surmontés d’un chapiteau.

Ces éléments, empruntés à la Renaissance italienne, se mêlent à des influences gothiques (encadrement des fenêtres), pour donner naissance à un style français.

L’escalier d’honneur

Au 18e siècle, le prestige d’une maison se mesure à la grandeur de l’escalier intérieur. Toute l’aile est du château y est consacrée. Chef d’oeuvre d’achitecture, il comprend un perron central ouvrant sur deux escaliers qui desservent l’étage noble. Restauré après la Révolution, l’escalier reçoit une balustrade en pierre de style néo-classique. 

Blaise Adilon
Blaise Adilon

La grande salle

Cette grande salle témoigne des évolutions qu’a connues le château depuis le 16e siècle. Aux aménagements de la Renaissance – cheminée et plafond « à la française » –, répondent ceux du 18e siècle – décors en plâtre sculpté (les gypseries) et fenêtres ouvrant sur le paysage.

Le décor est complété au 19e siècle par deux scènes de bataille repeintes sur des originaux du 16e siècle, ainsi qu’un portrait commémoratif de François de La Baume (1526-1587) – important chef militaire durant les guerres de religion – et au 20e siècle par des lustres inspirés de la Renaissance.

L’appartement nord

Aménagé dans une aile Renaissance du château, l’appartement date du 17e siècle. Avec ses trois pièces en enfilade – deux antichambres et une chambre –, il est emblématique des « appartements à la française ». Il se termine par un cabinet qui conserve un plafond stuqué d’époque Louis XIII.

Dans les années 1745, l’appartement est modernisé. La seconde antichambre devient une salle à manger au décor rocaille, dotée d’un mobilier fixe et fonctionnel – buffet et fontaines rafraîchissoirs.

Blaise Adilon
Nicolas Doucedame

Le parc

Le parc est une colline boisée de type méditerranéen (chênes et pins). D’environ 20 hectares, il est sillonné de sentiers qui mènent aux bâtiments seigneuriaux : salle de paume, chapelle privée et pigeonnier. Attesté depuis la Renaissance, il est appelé garenne, soit un « parc clos de murs et boisé de taillis » destiné à la chasse et à l’élevage du gibier.

La salle de paume

La salle de paume est rectangulaire et à ciel ouvert. Trois murs disposaient de galerie afin d’abriter les spectateurs. L’espace de jeu était séparé par un filet sous lequel étaient placées la corbeille de balles et celle des paris.

Datée des années 1550, cette salle coïncide avec l’apogée du jeu. Ce loisir populaire auquel on s’adonnait sur de vastes terrains et dans des salles appelées tripots, servait également à l’éducation du jeune noble.

De nombreux châteaux en possédaient. Précurseur du tennis et du squash, ce jeu stratégique est toujours pratiqué en France et dans les pays anglo-saxons. « Tripot », « épater la galerie », « saisir la balle au bond », « les enfants de la balle », etc. Les nombreuses expressions issues du jeu de paume témoignent de sa grande popularité.

Loïc Juien